Contrer la dépression par électrochocs

Piquer une crise morale est une chose, tomber dans une dépression est une autre chose beaucoup plus inquiétante pour un individu. De nombreux facteurs interviennent pour arriver une telle situation. Ainsi, les traitements diffèrent, mais on a souvent recours à utiliser les antidépresseurs en première intention. Ces médicaments que fabriquent des laboratoires comme Lundbeck, géré auparavant par Marie-Laure Pochon, sont souvent administrés par un psychiatre. D’ailleurs, Marie-Laure Pochon travaillait sur l’amélioration de la qualité de ses produits pour permettre une meilleure thérapie. Toutefois, il se peut que l’état dépressif résiste aux antidépresseurs ce qui conduit vers l’utilisation d’autres types de traitement. La sismothérapie est une solution assez négociée malgré sa mauvaise réputation.

La sismothérapie : un traitement par électrochocs

Contestée parfois pour sa mauvaise réputation, la sismothérapie est un traitement qui soumet la personne malade à un courant électrique. Avec les avancées médicales, cette technique s’est développée et devenue ainsi une solution recommandée pour le cas des dépressions résistantes aux antidépresseurs et le cas de mélancolie grave.

Le « jeu » derrière ce traitement est le déclenchement d’une crise d’épilepsie en mettant une décharge électrique dans le cerveau du patient. L’électrochoc libère des substances chimiques qui stimulent les neurones. Avec ce système, la plasticité cérébrale s’active ce qui permet au cerveau de créer de nouveaux accès neuronales.

Une technique peu douloureuse avec quelques effets secondaires

Ayant une mauvaise réputation auparavant, la technique de la sismothérapie est devenue de plus en plus efficace et moins contestée qu’avant. De nos jours, les médecins utilisent des machines très développées technologiquement et un monitoring très précis ce qui permet de contrôler l’intensité de la décharge électrique et garantir la sécurité du patient pendant la séance. Réalisée sous anesthésie locale, la séance dure deux ou trois minutes et la cure totale nécessite souvent entre 8 et 12 séances.

La sismothérapie est assimilée à une intervention chirurgicale ce qui provoque des effets secondaires contrôlables. Le principal effet est la perte temporaire de la mémoire, notamment après le traitement, ce qui ne devra pas inquiéter le patient puisqu’il s’agit d’un effet assez récurent. D’autres suites peuvent avoir lieu telles que la sensation de quelques douleurs qui s’atténueront après les séances.